CR Raid du Golfe 2014

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liger atlantis
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CR Raid du Golfe 2014

Messagepar liger atlantis » lun. 07.07.2014 20:51

CR du Raid du Golfe 2014

Après une première expérience satisfaisante en 2013, j’avais décidé de refaire ce raid sachant que le parcours empruntait le reste du tour du Golfe : Locmariaquer – Vannes en 2013 (86 ou 87km en passant par la voie nord-ouest, via Auray, Larmor Baden et Arradon), Arzon (Port du Crouesty) – Vannes (88km par le sud-est, via Sarzeau, Noyalo et Séné) en 2014. L’édition 2013 partant en fin d’après midi, une partie en nocturne était prévue, celle de 2014 démarrant à 9h30 le matin, il y avait moins de chance de devoir courir la nuit. Au total, cela m’apporterait une bonne idée de ce qui attend les coureurs alignés sur le Grand Raid, que j’aimerais bien faire un jour si mon emploi du temps professionnel me le permet … à moins d’attendre d’être en retraite.

Premier point positif, j’avais gagné mon dossard lors d’un tirage au sort au Marathon Vert de Rennes aux stands des exposants. Comme j’avais déjà envoyé mon bulletin et payé mon inscription au Raid, l’organisation m’a remboursé. Second aspect plutôt favorable : le départ ayant lieu le samedi matin, contrairement au samedi soir pour l’édition 2013, je pouvais envisager de finir avant la nuit et de rentrer sur Nantes après la douche sans avoir à taper dans le sommeil comme l’an dernier. Comme une fois de plus j’étais juge arbitre sur une compétition de jeunes le dimanche, ça me laissait le temps de me reposer. Troisième atout, la possibilité de dormir sur le port du Crouesty, sur le bateau de mon beau frère, ce qui permettait de prendre le temps de me lever, de déjeuner et de me mettre en tenue. Il fallait juste aller retirer le dossard le vendredi soir à Vannes avant 20h. Dormir à moins de 500m du départ, cela donne la possibilité de rester au sec jusqu’au dernier moment car la pluie s’est invitée en ce samedi matin. Quel contraste avec la course de l’an dernier !

Le départ
Harnaché de mon sac à dos contenant tout le matériel obligatoire – mais pas forcément nécessaire comme la frontale sauf à mettre plus de 13h – je me rends sur la ligne de départ et peu à peu la pression monte. Pas pour moi, mais tout autour. On sent l’effervescence, l’inquiétude, les interrogations sur plein de visages. Tiens, l’ami Kavinsky et son Road Game montent en puissance, comme l’an dernier : on ne va pas tarder à partir. Mais … on est déjà parti. J’appuie sur le chrono avec une trentaine de secondes de retard. Pas grave, on aura le temps officiel à la fin, à Vannes dans … j’espérais alors environ 10h.
Ça bouchonne rapidement, et forcément qu’avec plus de 1500 personnes au départ, le moindre rétrécissement se traduit par un arrêt total, de la marche puis de la reprise de course pour stopper à nouveau un peu plus loin. La première partie non bitumée arrive assez rapidement et plusieurs coureurs se rendent compte que malgré la pluie fine qui ne cesse de tomber, il fait quand même chaud avec le coupe-vent. Donc pause allègement de la tenue pour un grand nombre dont je ferai partie sitôt que j’aurai trouvé un banc afin d’y prendre mon temps. On double le cap correspondant à l’entrée sud-est du Golfe pour atteindre Port Navalo. Toujours en mode accordéon : un coup je cours puis je marche puis j’attends que ça avance devant puis je recours etc. Gonflant pour un début de Raid, pas facile de trouver son rythme de croisière et d’avancer en profitant pleinement du paysage magnifique qui s’offre à nous. Le parcours semble s’adoucir et le peloton s’est étiré, comme certains j’essaie alors de relancer la machine et de « rattraper » le temps perdu. Bien sûr, à l’image des moutons de Panurge, le troupeau s’est engouffré sur un mauvais chemin et le temps de s’en rendre compte, un kilomètre s’est écoulé. Demi -tour et retour dans le droit chemin, un peu agacé par cette succession d’à-coups. C’est quand on croit que la course est enfin définitivement bien lancée que le premier pointage vient nous arrêter : 10’ d’attente pour un simple trou dans le dossard. Il n’en faut pas plus pour me déconcentrer et comme je suis sujet à quelques désagréments cardiaques quand je dois stopper net un effort prolongé, je suis obligé d’aller m’allonger quelques minutes afin de retrouver mes esprits. Pendant ce temps-là, un petit quart d’heure ajouté au bouchon, les autres coureurs filent. Je pense alors que l’horaire fourni à ma famille pour mon arrivée à Vannes a du plomb dans l’aile. Arrivée espérée pour 19h30, je me dis à ce moment qu’il faudra viser 20h et au-delà. Et ce qui m’attend dans les 20 prochains kilomètres n’est pas là pour me faire espérer mieux. Je trouve le moyen de me tromper encore une fois de route en suivant un petit groupe de tête en l’air comme moi. On fait 300m et demi-tour pour s’apercevoir qu’on n’a pas pris le bon embranchement pourtant assez bien indiqué. Accélération pour rattraper le temps perdu et les coureurs repassés devant. Certains ont dû se demander combien de fois j’allais les doubler. Au moins trois fois pour certains. Au Logeo j’ai encore du mal à récupérer et dois m’allonger sur un banc quelques minutes puis arrivé à Sarzeau, le point noir de cette édition : pas de Bison Futé pour prédire qu’on allait mettre plus de 15’ pour se faire pointer, alors qu’on a tous des dossards avec puce intégrée. Une fois pointé, c’est la galère pour se ravitailler : une queue interminable pour avoir un plateau repas, des bénévoles débordés et énervés qui ne veulent pas donner une simple bouteille d’1,5l d’eau afin qu’on puisse remplir nos bidons et poche à eau – il fallait faire la queue encore et attendre que les jerrycans se vident au compte gouttes. Au final, je ne me suis pas ravitaillé, j’ai juste pris de l’eau et j’ai entamé mes réserves de barres énergétiques, compotes et crêpes prévues normalement pour plus tard dans la course…
Sarzeau, km 32,7 officiellement, mais avec mes kilomètres de rab mon GPS indique 34,7km. Quand je quitte le ravitaillement, il y a déjà 4h30 qu’on est partis : la moyenne n’est pas très élevée faute à tous ces arrêts. Quand est-ce que la course commence ?
Je réussis à courir sans arrêt entre Sarzeau et Saint Armel où un point d’eau se présente. En fait, je ne le vois pas, c’est un coureur qui en repart qui m’indique qu’il est là. Beaucoup ne le verront pas car pas indiqué et situé au sortir d’un chemin le long du mur d’un particulier. Je remplis mes bouteilles vides rapidement et repars. Du 9km/h pour la dernière heure, je commence à avoir des sensations dignes de celles qu’on doit avoir sur ce genre de course. Mais je suis à nouveau stoppé par un coup de fatigue : je m’allonge une nouvelle fois sur un banc, je récupère et reprends le fil de mon aventure.
Cette fois, il n’y aura plus rien qui me freinera sauf les portions détrempées, boueuses et glissantes ou les parties sur les petites plages ou dans les criques.
J’arrive à Noyalo peu avant 7h de course pour 52,5km (54,5km à mon GPS) : ça fait du 7,5km/h de moyenne ce qui n’est pas folichon vu mon objectif de départ. Je prends le temps de bien me ravitailler. Je mange, je bois, je refais le plein des bouteilles et bidons. L’arrêt dure plus de 10’, mais quand je repars, je peux vraiment courir à mon rythme. Séné ne se trouve qu’à 13,5km et mon allure moyenne de 9km/h me permet d’y arriver en 1h30.
Je passe sur le parcours des 24h de Séné où je me rappelle mes débuts sur 24h avant d’atteindre la salle où je prends le temps de me restaurer et de refaire les réserves en boissons. Vannes se trouve encore à 22,5km soit entre 2h30 et 3h de course. J’ai pris le départ il y a plus de 8h30 et mon estimation de l’heure d’arrivée me laisse espérer 21h au maximum. Les jambes deviennent de plus en plus lourdes, mais comme lors de la partie entre Noyalo et Séné, je dépasse beaucoup de coureurs : des bracelets jaunes alignés sur le 177km et des bleus qui participent au Raid de 88km comme moi. Encore quelques rouges (petit Raid de 56km) me doublent mais sans l’arrogance des nombreux kamikazes qui n’ont pas arrêté de débouler de l’arrière en nous faisant comprendre qu’on les ennuyait à lambiner sur les sentiers monotrace ou moins étroits.
Cette dernière partie est longue et un peu technique d’où une moyenne moins élevée que je l’aurais souhaitée. Des parties de plage, de rochers, d’algues vertes, des murettes étroites et quelques escaliers, ça ne permet pas de finir en roue libre. Par la suite, après être de nouveau passé par Séné, le parcours est plus connu : une partie du parcours du Marathon avec notamment la partie finale du Raid sur le port. Je dépasse encore des coureurs et finis enfin en 11h28’ à peine.

Il est juste 21h, j’ai respecté mon Plan B sachant qu’avec le A je serais déjà arrivé depuis une heure voire plus. Mais je me contente de ça. Je récupère mon maillot de finisher et pars prendre une douche au stade de la Rabine situé juste à côté de l’arrivée.
Après, c’est l’hydratation avec un grand panaché accompagné d’un steak frites suivi d’une glace chantilly. Je les ai bien méritées.
à+L.A.******€*
8 TG + 1 TEFR :

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