J1 - 29 Avril 2008. Jour des contrôles techniques.

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La Jirafe
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J1 - 29 Avril 2008. Jour des contrôles techniques.

Messagepar La Jirafe » sam. 29.03.2008 20:38

Condition à 13h30 : 36,7 degré - 17% d’hygrométrie

Les dunes comme horizon.

Les 802 concurrents du 23ème Marathon des Sables ne voient que cela, ne pensent qu'à cela. Demain, ils seront là. Dans les dunes de l'Erg Chebbi, à 1,5 km du bivouac, qu'ils contemplent ce soir, altières et oranges, dans la lumière du soleil qui se couche.


Les vérifications des sacs

Le marathon des sables frémit de l'impatience du départ de la première étape demain matin.
Tout le monde est fin prêt. 1250 personnes au total, en additionnant les coureurs et l'ensemble de l'organisation. Patrick Bauer, le directeur de course, enchaîne les briefings, avec la presse, les compétiteurs, les pilotes...
Sur le bivouac circulaire constitué de tentes traditionnelles, un simple toit de toile de jute noire tendue sur quelques piquet et ouvertes à tous vents, les exclamations et les rires éclatent dans un sabir composée des langues des 32 nationalités présentes.
Gaston Peltre, directeur des 44 Doc Trotters qui géreront la sécurité
médicale me confie en passant dans un petit vent de sable qui se lève.
"Nous avons fait déjà une quarantaine de soins aujourd'hui. Avec beaucoup de pathologies qui semblent liées à une certaine forme de stress...."
Pourtant, chez les concurrents, une fois terminées les formalités administratives et techniques, l'angoisse ne semble pas au rendez vous. Les néophytes sont impatients de courir dans les dunes comme dans les rêves qu'ils vivent depuis des mois. Chez les vétérans, fatalistes mais ayant examiné le road book avec réalisme, le constat est clair : cette édition va être dure, cassante, pour cause d'étapes avec beaucoup de dunes, comme demain.
Ils regardent ceux qui trottinent pour tester la position de leur sac ou pour simplement faire un footing de décontraction musculaire avec des remarques indulgentes, leur disant au passage "On va bien assez courir comme cela dans les jours qui viennent..."



Christian Taliana

Christian Taliana, 46 ans, lui ne court pas à petite foulée. Il donne un cours basique d'orientation à ses voisins de tentes. Licencié à la fois à la SCO Sainte Marguerite et au Marseille Trail Club, c'est son premier Marathon des Sables :" Un rêve depuis 6 ans. Pour diverses raisons, je n'ai jamais pu me rendre disponible car il n'est pas évident de trouver du temps pour chercher des sponsors et pour la préparation. Je repoussais chaque année. Cette année, j'ai trouvé des partenaires dans mon milieu professionnel, je suis expert dans la construction, et donc je suis là. J'ai l'impression d'être dans un songe éveillé. C'est comme si j'avais plongé dans les photos qui sont sur le site de Dar Baroud. C'est un peu surréaliste. Je ne crains pas la course, mais je reconnais que j'ai un peu d'angoisse sur la gestion chaque jour des blessures aux pieds. Mais je suis heureux comme un gamin à Noël d'être ici."


Dominique Nugre

Pour Dominique Nugre, quelques tentes plus loin. l'analyse est plus pratique. Il fait partie des vétérans avec treize participations. C'est l'homme de toutes les situations. En forme et sans blessure son meilleur résultat est 5ème en 2002. En 1999, avec une double entorse dès le pemier jour, il avait marché toute la course et fini 380 ème...Ce Lillois de 46 ans, employé chez Shoppi a examiné le road book à la lumière d'un grosse expérience. "Tous le monde s'inquiète, avec raison, de l'étape longue qui commence, comme demain avec des dunes. Merzouga c'est un endroit dont on connaît bien les "plaisirs". Et puis la troisième étape, constituée d'enchaînements de dunes et de dunettes va aussi faire du mal. Je pense que le peloton cette année va s'éclaircir très vite. Cela m'arrange, si je ne me blesse pas je suis plutôt à l'aise sur les courses physiquement cassantes. Le Marathon des Sables c'est mon rendez-vous annuel de l'amitié. Ici nous sommes entre passionnés de courses dans le désert. Bien loin des discussions de chrono des spécialistes de la route. D'ailleurs, ceux qui se trompent ici en arrivant en donnant comme référence leur temps sur marathon s'en rendent compte très vite. Et demain, cela sera pour certains une surprise dès les premiers kilomètres.." termine Domnique avec un grand rire.


Mohamad Ahansal

Quant à Mohamad Ahansal, un des favoris qui assiste à la conversation, et auquel je demande si son frère vit bien son absence cette année, il me répond avec son éternel sourire :"Tu sais, j'ai vécu cela en 1999, année durant laquelle j'étais absent. C'est dur. Le Marathon des Sables c'est une vraie dope. Sans ta dose annuelle tu es vraiment en manque..."

Texte et photos Marc Louboutin

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